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Département Médecine Générale


Définition de la Médecine Générale

La médecine générale a profondément évolué depuis une vingtaine d’années. De façon contemporaine, sa définition s’est précisée autour de cinq grandes fonctions :

Le médecin généraliste est aujourd’hui le spécialiste de premier recours qui coordonne la prise en charge du patient, assure la synthèse, permet la continuité des soins dans le cadre d’un suivi au long cours et développe une démarche de santé publique.

La première définition de la médecine générale réalisée par le groupe de Leeuwenhorst en 1974 est centrée sur les activités professionnelles du médecin généraliste (1). Les principes fondamentaux de la discipline scientifique qu’est la médecine générale n’apparaissent pas.

La notion de soins primaires définie par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) lors de la conférence d’Alma Ata, en 1978, est précisée en 1996 par l’American Institute of Medicine : « Les soins primaires sont des prestations de santé accessibles et intégrées assurées par des médecins qui ont la responsabilité de satisfaire une grande majorité des besoins individuels de santé, d’entretenir une relation prolongée avec leurs patients et d’exercer dans le cadre de la famille et de la communauté ».

En 1972, la WONCA (World Organization of National Colleges Academies and Academic Associations of General Practitioners/Family Physicians) voit le jour. La mission de cette organisation mondiale des médecins généralistes, médecins de famille est de promouvoir et de développer la discipline « Médecine Générale » pour obtenir et maintenir un haut niveau d’éducation, de formation, de recherche, de pratique clinique au bénéfice individuel des patients et de la communauté. Rejointe actuellement par plus de 200000 médecins dans 80 pays dont la France, la WONCA assure un leadership scientifique et académique et représente la discipline Médecine Générale pour l’Europe. Parmi ses membres figurent les organisations académiques nationales de médecine générale de 30 pays européens ainsi que les souscriptions individuelles de 1500 médecins généralistes. La WONCA organise chaque année un congrès dans l’une de ses six régions : Afrique, Amérique, Europe, Asie pacifique, Moyen Orient, Asie du Sud et Amérique Latine. Tous les trois ans, un congrès mondial a lieu. La WONCA entretient des relations officielles et partage des projets avec l’Organisation Mondiale de la Santé en tant qu’organisation non gouvernementale.

En 2002, la WONCA a su impliquer les différentes structures européennes de médecine générale pour valider une définition consensuelle de la médecine générale, publiée avec l’assistance et la coopération du Bureau européen de l’OMS.

La discipline médecine générale est définie par onze critères :

« 1- Premier contact habituel avec le système de soin, permettant un accès ouvert et non limité aux usagers, prenant en charge tous les problèmes de santé, indépendamment de l’âge, du sexe, ou de toute autre caractéristique de la personne concernée.

2- Utilisation efficiente des ressources du système de santé, à travers la coordination des soins et la gestion du recours aux autres spécialités.

3- Approche centrée sur la personne, dans ses dimensions individuelle, familiale et communautaire.

4- Mode de consultation personnalisée à travers une relation Médecin/Patient privilégiée.

5- Responsabilité de la continuité des soins dans la durée selon les besoins du patient.

6- Démarche décisionnelle spécifique, déterminée par la prévalence et l’incidence des maladies dans le contexte des soins primaires.

7- Prise en charge simultanée des problèmes de santé aigus ou chroniques de chaque patient.

8- Intervention au stade précoce et non différencié du développement des maladies, pouvant requérir une intervention rapide.

9- Développement de la promotion et de l’éducation de la santé.

10- Responsabilité spécifique en terme de santé publique.

11- Réponse globale aux problèmes de santé dans leurs dimensions physique, psychologique, sociale, culturelle et existentielle. »

Cette définition de la WONCA n’a pas seulement un intérêt académique ; elle permet aussi une contribution forte au positionnement central de la Médecine Générale dans le système de santé. D’autre part, la WONCA caractérise les médecins généralistes de la manière suivante :

« Les médecins généralistes-médecins de famille sont des médecins spécialistes formés aux principes de la discipline Médecine Générale. Ils sont le médecin traitant de chaque patient, chargé de dispenser des soins globaux et continus à tous ceux qui le souhaitent indépendamment de leur âge, de leur sexe et de leur maladie. Ils soignent les personnes dans leur contexte familial, communautaire, culturel et toujours dans le respect de leur autonomie. Ils acceptent d’avoir également une responsabilité professionnelle de santé publique envers leur communauté. Dans la négociation des modalités de prise en charge avec leur patients, ils intègrent les dimensions physique, psychologique, sociale, culturelle et existentielle, mettant à profit la connaissance et la confiance engendrées par les contacts répétés.
L’activité professionnelle des médecins généralistes comprend la promotion de la santé, la prévention des maladies et la prestation de soins à visée curative et palliative.
Les médecins généralistes agissent seuls ou font appel à des professionnels selon les besoins et les ressources disponibles dans la communauté, en facilitant si nécessaire l’accès des patients à ces services. Les médecins généralistes ont par ailleurs la responsabilité d’assurer le développement et le maintien de leurs compétences professionnelles, de leur équilibre personnel et de leurs valeurs pour garantir l’efficacité et la sécurité des soins aux patients (2) ».

Les deux représentants de la France au sein de la WONCA sont le Collège National des Généralistes Enseignants (CNGE) et la Société Française de Médecine Générale (SFMG) : regroupement de médecins généralistes dominant par le nombre de leurs cotisants.

Crée en 1983, le Collège National des Généralistes Enseignants Français (CNGE) s’attache à développer une nouvelle approche sur la place et les missions de la médecine générale dans le système de soins. Il entreprend d’écrire et de formaliser le contenu de la discipline Médecine Générale pour l’enseigner à l’université. Cette production se concrétise par l’édition de la revue Exercer et du traité « Médecine générale. Concepts & Pratiques ». (3)

Le CNGE Collège académique est à l’origine de la formalisation des cinq fonctions de la médecine générale (4) :
- Le premier recours,
- La prise en charge globale,
- La coordination des soins, la synthèse
- La continuité des soins, le suivi au long cours
- La Santé publique : le dépistage, la prévention

« La médecine générale est une discipline universitaire qui s’appuie sur une pratique, une recherche et un enseignement. » (5)

« La médecine générale n’est pas la compilation d’une partie des autres disciplines ni une autre façon d’exercer la même médecine dans un contexte différent. Elle se consacre aux soins primaires et privilégie la démarche clinique par rapport à l’intervention technique. » (6)

La Société Française de Médecine Générale (SFMG) créée en 1973, s’oriente plutôt vers la recherche dans les domaines scientifiques, biologiques et économiques propres à assurer la promotion de la médecine générale. Reconnue depuis, 1993 comme société savante par l’Ordre National des Médecins, elle est entre autre, à l’origine de la création de l’Observatoire de la Médecine Générale, source de données essentielle rendant pertinentes les expertises d’organismes comme l’AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des produits de santé), la DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), l’ANAES (Agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé, devenu depuis la Haute Autorité de Santé) (HAS)

[1] Leeuwenhorst group “The General practitioner in Europe. A statement by the working
party appointed by the European Conference on the Teaching of General practice.”
Netherlands.1974.

[2] WONCA EUROPE 2002 “The european definition of general practice/ family medicine

[3] Pouchain D, Attali C, de Buttler J et al. Médecine Générale. Concepts et pratiques. Paris.
Masson.1996 ; 5-9.

[4] Wainsten JP, Bros B, Dufour C, Huas D. Introduction aux fonctions du médecin
généraliste. Exercer mars avril 1992 ; 16 : 4-6.
Gay B. Les bases théoriques de la médecine générale. Exercer, janvier février 1995 ; 30 :
4-7.
Pouchain D .Concepts et Pratiques. Masson. Paris.1996.

[5] Gay B. “What are the basic principles to define general practice? Presentation to inaugural
Meeting of European Society of General Practice/Family Medecine.” Strasbourg. 1995.

[6] Gay B, Le Goaziou M-F, Budowski P-L et al. Médecine Générale. Connaissances et
pratique. Paris. Masson ; 5.

Concepts et principes

D’après le CNGE Collège Académique

Pour répondre aux attentes de la société civile, les départements de médecine générale (DMG) ont pour mission de former des professionnels de santé capables de répondre aux demandes des patients en soins primaires.

Le choix vers un paradigme d'apprentissage est apparu évident dès la mise en place du D.E.S de Médecine Générale, troisième cycle professionnalisant, devant former des professionnels compétents automnes et réflexifs.

La compétence est un savoir agir complexe qui prend appui sur la mobilisation et la combinaison de ressources internes et externes pour répondre à un ensemble de situations professionnelles données.

Cette notion de compétence reconnue par la société civile des médecins reposait jusqu’alors sur la confiance en l'université (garante des savoirs), sur la longueur des études et sur la confiance aux différents pouvoirs institutionnels. Elle est actuellement remise en cause. Au moment où les pratiques des médecins vont être évaluées selon des procédures de qualité, la certification de la compétence à exercer en fin de D.E.S est une des réponses à la question fondamentale de la qualité des soins.

Cette démarche est particulièrement importante au moment où le référentiel métier de la Médecine Générale est publié par les tutelles, et où la loi HPST inscrit clairement les missions du généraliste dans le code de la santé publique et notamment celle de la formation des internes.

Pour ce faire à partir des missions définies par la loi, il est logique et essentiel de commencer par répondre aux questions fondamentales en la matière : quel type de professionnel médecin veut-on former ? Quels problèmes de santé doit-il savoir résoudre ? Quelles compétences doit-il développer pour assumer ses fonctions ? Le modèle souhaité est celui d’un praticien réflexif, expert de sa discipline, capable de répondre pertinemment aux problèmes de santé multiples, et complexes qui se poseront à lui, dans une société en perpétuel mouvement.

La réflexivité est provoquée par un évènement qui induit un doute, une perplexité ou une incertitude et qui conduit un individu à rechercher une explication et des solutions. Selon John Dewey, il est décrit cinq étapes dans l’organisation opérationnelle d’une telle expérience :
• la reconnaissance d’un problème ;
• la définition de ce problème
• la formulation de solutions hypothétiques
• l’anticipation des résultats possibles
• la mise à l’épreuve des hypothèses résolutives.
L’autonomisation permet à l’interne d’identifier ses besoins de formation, de planifier ses activités d’apprentissage à partir des tâches professionnelles authentiques auxquelles il est exposé et à s’auto-évaluer, dans une démarche de pratique réflexive.

 

Vérifier la validité des compétences des futurs professionnels en fin de formation est devenue une exigence sociétale. Certifier est une procédure finale attestant l’acquisition des compétences pour exercer la profession de médecin généraliste. Mais cette démarche finale est construite sur une évaluation continue tout au long des trois années du D.E.S. Elle est déclinée dans les différents lieux d’apprentissage et devrait aboutir à l’autorisation d’exercer. Par ce processus, cette autorisation sera donnée à de jeunes professionnels formés, capables de s’insérer d’emblée dans le système de soins (parcours de soins), la démarche qualité et les contraintes médico économiques.



2ème cycle

Le séminaire de Médecine Générale

La médecine générale reproduit un modèle global, centré sur le patient, ouvert sur l'extérieur, considérant la maladie comme l'ensemble ou la résultante de facteurs organiques, humains et environnementaux. Cette conception de la santé en tant que phénomène complexe est comparable à l'approche bio-psycho-sociale de Engel. (1)

Ce modèle global intègre les fonctions spécifiques de la médecine générale :

• le premier recours,
• la prise en charge globale,
• la continuité et le suivi,
• la coordination des soins
• le rôle de santé publique.

Il est caractérisé par des démarches diagnostiques et des stratégies thérapeutiques spécifiques. Il détermine les tâches professionnelles qui découlent des fonctions et qui en permettent l'application sur le terrain. Il permet de décrire une discipline médicale qui se trouve à l'interface de l'individu et de la collectivité.

Le séminaire de médecine générale pour les étudiants du deuxième cycle des études médicales permet d’aborder ces cinq fonctions de la médecine générale :

Ce séminaire obligatoire se déroulera, le samedi 8 février 2014.

(1) D. Pouchain, Médecine Générale : Concepts & Pratiques. Paris : Masson 1996.

Enseignement à choix libre : le certificat optionnel libre de médecine générale

Le certificat optionnel libre de médecine générale est proposé aux étudiants de deuxième cycle de médecine en DCEM2. Il est constitué de 13 Enseignements Dirigés (ED) d’une durée de 2h chacun.
Les ED auront lieu les jeudis de 14h à 18h répartis entre janvier et avril selon un planning défini en début d’année universitaire.

Les ED portent sur les spécificités de la médecine générale et sont les suivants :

• SUSCITER UNE REFLEXION SUR LA NOTION D’ETHIQUE EN MEDECINE GENERALE
• SOIGNER DES PATIENTS ET NON DES MALADIES
• REPERER LA DIMENSION SANTE PUBLIQUE
• SE REFERER A DES DONNEES VALIDEES
• HIERARCHISER LES HYPOTHESES DIAGNOSTIQUES
• ASSURER UN SUIVI AU LONG COURS EN UTILISANT LE DOSSIER MEDICAL
• COMMUNIQUER EFFICACEMENT AVEC LE PATIENT
• ABORDER LA NOTION DE COMPLEXITE
• SE REFERER A DES DONNEES VALIDEES
• EDUQUER LE PATIENT (3 modules)
• REPERER LES ELEMENTS DETERMINANT UNE DECISION EN MG (les 11 spécificités)


Le certificat optionnel libre de médecine générale fait l’objet d’une évaluation (description de l’évaluation)

Le stage de deuxième cycle de médecine générale

Le stage de deuxième cycle de médecine générale est un stage obligatoire depuis l’arrêté du 4 mars 1997(1). Ces dispositions ont été confirmées par un arrêté d’application du 23 novembre 2006 (2) puis par l’arrêté du 18 juin 2009 (3).
Ce stage est obligatoire dans les textes, mais ne peut pas encore être proposé à l’ensemble des étudiants à l’heure actuelle faute de terrain de stage suffisant.

Ce stage s’inscrit dans les objectifs généraux et transversaux de formation du deuxième cycle des études médicales (4). Il représente la seule occasion pour ces étudiants d’avoir un contact avec les patients suivis en cabinet de  médecine générale. La réalisation de ce stage permet aux étudiants de connaitre objectivement la spécialité et de faire un choix éclairé à la suite aux épreuves classantes nationales.

Les objectifs de stage sont les suivants :

• appréhender les conditions de l'exercice de la médecine générale en structure ambulatoire;

• appréhender la prise en charge globale du patient en liaison avec l'ensemble des professionnels dans le cadre d'une structure ambulatoire de premier recours;

• appréhender la relation médecin-patient en médecine générale ambulatoire et la place du médecin généraliste au sein du système de santé;
• se familiariser avec la démarche clinique en médecine générale, la sémiologie des stades précoces des maladies et des maladies prévalentes en ambulatoire : entretien avec le patient, analyse des informations recueillies, examen clinique médical, démarche diagnostique, prescription, suivi d'une mise en œuvre et coordination d'une thérapeutique;

• se familiariser avec la démarche de prévention et les enjeux de santé publique;
• appréhender les notions d'éthique, de droit et de responsabilité médicale en médecine générale ambulatoire;
• comprendre les modalités de gestion d'une structure ambulatoire.


Le modalités pratiques sont délivrées par les responsables des stages du 2ème cycle.

(1)  Arrêté du 4 mars 1997 relatif à la deuxième partie du deuxième cycle des études médicales
(2)  Arrêté du 23 novembre 2006 pris en application de l’article 8 de l’arrêté du 4 mars 1997 modifié relatif à la deuxième partie du deuxième cycle des études médicales
(3)  Arrêté du 18 juin 2009 pris en application de l'article 8 de l'arrêté du 4 mars 1997 modifié relatif à la deuxième partie du deuxième cycle des études médicales
(4)  Arrêté du 8 avril 2013 relatif au régime des études en vue du 1er et 2ème cycle des études médicales, publié au Journal Officiel du 23 avril 2013

 


Mémoire de D.E.S - portfolio

Personnes ressources
• Coordonateur : Pr Patrick Lerouge
• Responsables : Dr Leruste Sébastien, Dr Denis Deleplanque, Dr Sébastien Mabon

Organisation

Introduction

La faculté met à disposition de chaque interne un outil d’évaluation formative : le mémoire de D.E.S - portfolio.

Cet  outil :
• Lui appartient
• Est élaboré par lui
• Rassemble chronologiquement toutes ses traces d’apprentissage
   - Écritures cliniques (RSCA)
   - Comptes-rendus de stages
   - Notes d’enseignement
   - Comptes-rendus de Groupe d’Echange de Pratique (GEP)
   - Cas hospitaliers (présentations, lettres de sortie)
   - Comptes-rendus de recherche bibliographique, fiches de lecture, synthèses de lecture critique
   - Participation à des séminaires, congrès, FMC…
• Lui permet d’apprécier sa progression sur les 3 ans du D.E.S
• Lui permet de situer la demande de validation du D.E.S, dans le cadre des compétences.

La présentation au DMG des traces d’apprentissage qu’il estime exemplaires de ses acquisitions de compétences et de sa progression constitue le MEMOIRE dans le cadre du D.E.S de Médecine générale.
Son développement est progressif au cours des 3 années de votre troisième cycle.

Les traces d’apprentissage

La production de traces d’acquisitions permet à l’interne de marquer les étapes de sa progression, de montrer ses capacités de réflexion, d’exposer sa maîtrise de la discipline médecine générale et de mesurer lui-même ces repères.

L’écriture mais surtout la rédaction sont un moyen de réflexion. C’est aussi un moyen de témoigner de ses acquisitions de compétences et de sa progression.

Le récit de situation complexe et authentique :

Le récit de situation complexe et authentique (RSCA)  est plus qu’une   "observation clinique", c’est un travail de réflexion sur une situation clinique authentique qui induit toujours:
• Le récit,
• L’analyse,
• Les taches d’apprentissage induites,
• La synthèse, avec la mise en évidence des compétences abordées dans cette rédaction.

Le RSCA n’est pas une "observation clinique" au sens médical du terme, c’est un travail de réflexion sur une situation que vous avez personnellement vécue au cours de votre pratique professionnelle, lors d’un stage, hospitalier ou en médecine générale ambulatoire.

Le RSCA doit répondre aux critères suivants :
• Situation complexe : plusieurs champs sont concernés, les solutions ne sont pas univoques et immédiatement disponibles.
• Récit narratif : utilisation du pronom « je », description du contexte et du sujet.
• Analyse des problématiques posées et des objectifs d’étude.
• Recherche d’informations validées, analysées avec synthèse
• Synthèse : auto évaluation (les compétences mises en œuvre dans cette situation) et auto formation (ce qui a été appris et pourra être mis en action ultérieurement). Ce dernier critère est essentiel à la validation du script
• Présentation des compétences mises en œuvre

Ce type d’écriture permet de repérer la mise en interactions des différentes composantes des compétences.


Pour aider cette démarche, voici par exemple :
• les champs globaux qui peuvent être abordés :
Six grandes compétences spécifiques pour le médecin généraliste
- La relation, communication, approche centrée patient
- Vision globale et complexité
- Premier recours, incertitude, soins non programmés et urgence
- Continuité, suivi, coordination des soins autour au patient
- Education, dépistage, prévention, santé individuelle et communautaire
- Professionnalisme

• Les douze champs spécifiques, qui peuvent être abordés :
1 - Situation autour de l’éducation du patient dans un contexte de maladie chronique à forte prévalence en médecine générale : HTA ou pathologies cardio-vasculaires, Diabète, Asthme
2 - Prévention : Cancer, Obésité
3 - Situation autour d’un problème « d’urgence » en rapport avec la médecine ambulatoire ou situation de prise de décision en contexte d’incertitude comme cela est très fréquent en médecine générale.
4 - Situation autour d’un problème de santé concernant la personne âgée : Maintien à domicile,  Problématique d’handicaps, Chute, Démence, Iatrogénie, Accompagnement d’une fin de vie à domicile
5 - Situation autour d’un problème de santé concernant la femme : Contraception, Ménopause, Suivi de grossesse, Pathologie gynécologique
6 - Situation autour d’un problème de santé concernant l’enfant et/ou l’adolescent Plaintes et demandes spécifiques, Troubles du comportement
7 - Situation autour d’un problème de santé impliquant le médecin dans la famille Violence, Pathologies conjugales,  Sexualité, Sévices, Mesure de protection
8 - Situation de prise en charge d’un problème de souffrance psychique : Anxiété, Dépression, Tentative de suicide
9 - Situation autour d’un problème de santé au travail : Inaptitude, Invalidité, Handicap, Harcèlement, Maladie professionnelle, Souffrance au travail
10 - Situation clinique évoquant un problème de conflit ou de responsabilité : Médico-légale, Déontologique, Juridique, Ethique
11 - Situation relationnelle particulièrement satisfaisante ou difficile : Patient en deuil, Patient revendicatif ou insatisfait, Annonce de diagnostic ou pronostic grave
12 - Situation autour d’un problème de dépendance : Alcool, Tabac, Cannabis, Héroïne


Le compte-rendu de stage

Il n’est pas demandé de produire dans le mémoire de D.E.S - portfolio les feuilles d’évaluation des stages mais un rapport individualisé où apparaissent :
• Les raisons du choix du terrain de stage
• Les objectifs de formations recherchés au cours de ce stage
• Le déroulement du stage avec ses points positifs et négatifs
• Les objectifs atteints et ceux non atteints
• Les nouveaux objectifs de formation à l’issue de ce  stage.


Les compte-rendus des modules d’enseignements

De même pour les modules d’enseignements, il est demandé des réflexions ou des questionnements soulevés par le thème abordé, éventuellement en relation avec une situation clinique s’y relatant.
A partir du module d’enseignement, l’interne décrit comment il met en œuvre en situation professionnelle ses compétences acquises ou explorés au cours du module.
Il n’est pas demandé de « réciter » un module pour vérifier les acquis.


Les traces de recherche

Décrire comment et pourquoi une recherche a été réalisée, à propos d’un thème, d’une question et d’une problématique.
Les traces de recherches peuvent donner lieu dans un second temps à une mise en situation en pratique professionnelle.
Par exemple se demander quels sont les traitements de fond possibles à proposer à un patient migraineux. Puis en situation professionnelle, mettre en pratique et proposer à un patient un traitement de fond antimigraineux. Cette mise en pratique peut faire l’objet d’une SCQ avec comme question : quand et comment proposer un traitement de fond à un patient migraineux un traitement de fond ?


Les groupes d’échange de pratiques

Des groupes d’échange de pratique sont organisés. A chaque séance, Il y a un interne modérateur de séance et un secrétaire. Ils changent à chaque fois. Les autres internes présentent chacun leur tour le cas vécu d’un patient.

L’interne décrit la situation et la problématique du patient ainsi que la prise en charge qu’il a faite.

Ensuite le groupe pose des questions et apporte ses réponses. Si les réponses sont jugées insuffisantes, par le groupe il est demandé à un membre du groupe un travail de recherche dont le résultat sera présenté à la séance suivante.

Un compte rendu de séance est rédigé par le secrétaire et sert de traces d’apprentissage à l’ensemble des internes. Il est déposé par chaque interne dans son mémoire de D.E.S - portfolio (rubrique 6 GEP de chacun des semestres).
Les séances des GEP sont supervisées par un enseignant. Son rôle est de veiller à la bonne tenue des séances, à aider les internes dans leurs démarches réflexives, à vérifier la production effective des situations cliniques demandées et à la pertinence des recherches réalisées par les investigateurs.


Les autres traces

Pour les congrès, les séances de FMC, les présentations de cas et toutes les autres situations professionnelles susceptibles de susciter un apprentissage, il est demandé à l’interne de décrire comment sont mises en œuvre en situation professionnelle ses compétences, à partir de ce qu’il a acquis, exploré au cours du congrès, FMC ou autres.

Le mémoire de D.E.S - portfolio électronique


Utilisation

+ Tous les documents déposés sur le mémoire de D.E.S - portfolio doivent être personnellement sauvegardés par l’étudiant.
+Tous les documents doivent être datés.
+ Respect strict de l’organisation du mémoire de D.E.S - portfolio selon la maquette fournie.
+ Ne pas importer de photographies, ni de textes de références mais indiquer les liensDes enseignements dirigés spécifiques au port folio, seront déclinés dans le cursus et permettront d’obtenir des informations complémentaires. La présentation dans le mémoire de D.E.S - portfolio électronique suivra la forme suivante, qui fera l’objet d’un enseignement  spécifique.

Arborescence

MODELE DE PRESENTATION DU MEMOIRE DE D.E.S - PORTFOLIO ELECTRONIQUE
Présentation globale
Les 6 semestres individuellement numérotés de 01 à 06
07 Thèse et recherche
08 Curriculum vitae des compétences abordées
09 Présentation au DMG
10 Projet professionnel

Présentation semestrielle
01 Récits de situation complexes et authentiques
02 Stages (rapports et synthèses)
03 modules d’enseignements théoriques
04 Traces de recherches, lectures (hors RSCA)
05 Groupes d’échanges de pratique (dans le cadre des UPL).
06 Autres (congrès, FMC,….)

Validation

Pour le département de médecine générale de Lille, le mémoire du D.E.S est le portfolio.
La présentation est à mettre dans le dossier "09 présentation au DMG" du mémoire de D.E.S - portfolio.
Les traces d’apprentissage, estimées exemplaires du développement de compétences et de la progression, sont présentées et évaluées annuellement et à la fin du D.E.S.

La demande du DMG :
Présentation et évaluation annuelle :
 
    • 1 RSCA 
    • 1 rapports de stages
A la fin du D.E.S, présentation et évaluation finale : 
    • 3 RSCA 
    • 3 rapports de stages


Une fois les traces déposées dans le dossier, un courriel est envoyé au DMG : mvanmeenen(at)univ-lille2.fr 

La validation du dossier d’apprentissage se fait sur la base d’une construction chronologique comportant  pour chaque semestre : 1 RSCA, 1 rapport de stage. Pour les stages ambulatoires de médecine générale (niveau 1 et niveau 2) : un RSCA supplémentaire est demandé.

Pour être validé le mémoire de D.E.S - portfolio doit être construit de manière progressive, explorant plusieurs champs de la discipline dans les récits. Le « remplissage du mémoire de D.E.S - portfolio en fin de cursus» ne permettra pas la validation directe du mémoire de D.E.S - portfolio.

En cas de non validation du mémoire de D.E.S - portfolio, c’est-à-dire insuffisant en nombre de traces d’apprentissage requises et d’insuffisance de qualité des traces lors de la présentation au DMG, un travail supplémentaire est demandé. Si le dossier de présentation reste insuffisant, une présentation orale en Jury sera demandée.
En cas d’échec, l’écriture d’un travail de recherche supplémentaire sera exigée.
 


Stages

Personnes ressources

• Coordonnateur inter-régional : Pr Raymond GLANTENET
• Directeur du Département de Médecine Générale : Pr Raymond GLANTENET
• Coordonnateur Hospitalo-Universitaire : Pr Charlotte CORDONNIER
• Responsable des stages ambulatoires : Pr Jean-Marc LEFEBVRE, Dr Patrick LEROUGE et  Dr Matthieu CALAFIORE
• Responsable des stages hospitaliers : Pr Emmanuel DELAPORTE

Organisation

Les stages sont organisés selon la maquette du D.E.S conformément au décret n° 2004-67 du 16 janvier 2004 relatif à l’organisation du troisième cycle des études médicales a fixé le D.E.S de Médecine Générale. L’arrêté du 22 septembre 2004 a défini sa durée à 3 ans.

6 stages d’un semestre dont un stage obligatoire au CHU.
a) 3 semestres obligatoires dans des services ou départements hospitaliers agréés pour la médecine générale : 1 au titre de la médecine d’adultes : médecine générale, médecine interne, médecine polyvalente, gériatrie ; 1 au titre de la pédiatrie et/ou de la gynécologie et 1 au titre de la médecine d’urgence
b) 1 semestre libre dans un service ou département hospitalier agréé
c) 1 semestre auprès de praticiens généralistes maîtres de stage des universités agréés
d) 1 semestre, selon le projet professionnel de l’interne de médecine générale, effectué en dernière année d’internat, soit en médecine générale ambulatoire (sous la forme d’un Stage Ambulatoire en Soins Primaires en Autonomie et Supervisée (SASPAS)), soit dans une structure médicale agréée dans le cadre d’un projet personnel validé par le coordonnateur de médecine générale. Dans l’ensemble du cursus, des temps de formation à la prise en charge psychologique et psychiatrique des patients sont obligatoires. Ils sont réalisés à l’occasion de stages effectués dans les services et structures, y compris ambulatoires, agréées pour la formation des internes et habilités pour cette formation.

Les stages ambulatoires de médecine générale

Les stages ambulatoires sont eux de deux types : le stage obligatoire dans le cursus du D.E.S de niveau 1 et le stage facultatif SASPAS de niveau 2 (Stage Ambulatoire en Soins Primaires en Autonomie et Supervisé).

Objectifs de stage ambulatoire de médecine générale
Objectifs de stage (maj 21/11/13)
Fiche d’évaluation du stage de l’interne (maj 21/11/13)

1. Développer en l’argumentant un processus spécifique de prise de décision (analyse décisionnelle) déterminé par la prévalence et l’incidence des maladies en soins primaires
2. Savoir intervenir si nécessaire dans l’urgence ou dans les situations médicales non programmées ressenties comme des urgences.
3. Exécuter avec sécurité les gestes techniques les plus fréquents en soins de premier recours
4. Hiérarchiser et de gérer simultanément des plaintes et des pathologies multiples, aiguës ou chroniques, chez le même patient
5. Intégrer et d’articuler l’éducation pour la santé, la prévention, le dépistage, les soins, y compris palliatifs et de réadaptation
6. Gérer le premier contact avec les patients Adopter une approche centrée sur la personne et son entourage en tenant compte du contexte personnel du patient
7. Gérer l’outil professionnel
8. Coordonner la prise en charge du patient avec les professionnels de santé afin de fournir des soins efficaces et appropriés
9. Actualiser et développer ses compétences de manière individuelle

Répartition et fonctionnement

L’attribution des postes de stage ambulatoire pour les internes lors de leur seul stage obligatoire N1, se fait en adéquation complète entre l’offre et la demande. Il est prévu avant la répartition un nombre de postes ambulatoires en parfaite correspondance avec le nombre d’internes à répartir. Leur nombre important impose un dédoublement de la promotion par tirage au sort en deux groupes dès leur accueil le jour de leur arrivée à Lille. Ils y sont répartis selon leur classement ECN. Le stage chez le praticien s’effectue durant le 2ème ou le 3ème semestre du D.E.S. L’accès au stage ambulatoire se fait selon le groupe tiré au sort soit en deuxième soit en troisième semestre de leur D.E.S. Sont exceptionnellement prioritaires à la répartition  les internes qui ont réclamé leur «droit au remord » par changement d’orientation échouée, ceux qui ont été malades, les mères de famille après leur accouchement et leur congé maternité.

Les maîtres de stage des universités (MSU) sont répartis en trinôme ou en binôme, regroupés soit par affinité soit par proximité géographique à l’initiative du département de médecine générale. Deux internes se répartissent dans ces unités de deux ou trois enseignants. Dans le cas des trinômes les internes pourront effectuer un stage par bimestres consécutifs chez leurs trois enseignants ou de un jour par semaine chez ceux-ci. Dans le premier cas l'interne effectue successivement 2 mois de stage chez chaque MSU, dans le deuxième cas, il est présent une journée chez chaque MSU durant les 6 mois du stage. Dans les binômes par contre les internes effectuent trois mois en continu chez l’un puis chez l’autre enseignant à temps complet.

L’objectif est d’obtenir qu’en six mois de stage un interne, qui ne connaît de la médecine que les soins secondaires et tertiaires des spécialités non généralistes, médicales ou chirurgicales, puisse devenir suffisamment autonome pour exercer en SASPAS. Le stage s’effectue avec une prise de responsabilité progressive de l’interne au cours de phases d’observation, de supervision directe et de supervision indirecte. Ces différentes phases seront utiliser autant que nécessaire pour aboutir à une autonomisation de l’interne. Cette autonomisation progressive est l'un des objectifs du stage ambulatoire.

Au cours du SASPAS, l’interne est placé en autonomie dans trois cabinets médicaux des MSU une journée par semaine. En contrepartie les MSU ainsi dégagés de soin le jour de la présence de l’interne s’engagent à une supervision indirecte des actes de l’interne en fin de journée avec celui-ci. Ils ont aussi obligatoirement au choix :
- une autre activité d’enseignement universitaire dans le département de MG : enseignements théoriques, tutorat.
- une activité centrée sur un projet de recherche en soins primaires ; 

L’objectif est de placer l’interne en SASPAS en situation professionnelle de gérer la totalité des activités d’un cabinet médical toute une journée, dans trois cabinets différents au cours de la semaine. Il ne s’agit donc en aucun cas d’un remplacement.
Les maîtres de stage des universités accueillant des internes en SASPAS sont regroupés par affinité entre eux en unités pédagogiques locales (UPL) qui forment en même temps un interne en SASPAS et deux internes en stage de niveau 1.
Par contre les internes en SASPAS négocient leur intégration dans l’UPL souhaitée de gré à gré avec les MSU de celle-ci. Ils sont donc réellement choisis par leurs enseignants.

Les Maîtres de stage des Universités, quelle que soit leur fonction, poursuivent leur formation à la pédagogie et participent, comme tout médecin, à des actions de FMC (ou DPC).

Pour aider à optimiser l’investissement formatif des internes en SASPAS vers les unités d’UPL les plus éloignées de la métropole lilloise, un partenariat a été instauré depuis 2007 entre le Conseil Régional Nord Pas de Calais et le Collège des enseignants de médecine générale du Nord Pas de Calais (CEMG). Ce partenariat qui fait l’objet d’un conventionnement triennal assure aux internes en SASPAS répartis en UPL dans des zones très éloignées (350€), moyennement éloignées (250€), fortement sous dotées (450€) en médecins ou moyennement sous dotées (350€) des subventions mensuelles sans engagement réclamé par l’institution et non imposables en complément de leurs salaires selon les sommes entre parenthèse ci-dessus.

Les UPL peuvent organiser des groupes d’échanges de pratique (GEP) d’internes durant les stages ambulatoires en UPL. Ces GEP sont obligatoires.

Stages hospitaliers

Les stages sont proposés pour répondre au besoin de la maquette du D.E.S.

Les objectifs de stage :
Les objectifs de stages sont déclinés pour les stages obligatoires de la maquette.


Objectifs de stage de Médecine d'Adultes
Objectifs de stage
Fiche d’évaluation du stage de l’interne (maj 4/2/14)

1. Evaluer et prendre en charge un patient dans sa globalité (dans sa dimension médico bio psychosociale) en repérant et hiérarchisant les problèmes
2. Hiérarchiser des  demandes d’examens paracliniques selon les hypothèses diagnostiques
3. Apprécier le rapport bénéfice/risque et coût/efficacité d’un traitement,
4. Expliquer un diagnostic, un traitement au patient et s’assurer de la compréhension
5. Prendre en charge et accompagner des patients en fin de vie et leurs proches
6. Organiser avec le médecin traitant le retour à domicile et la continuité des soins avec mise en place des aides adéquates.
7. Se remettre en question, être réflexif, s’auto évaluer pour améliorer sa pratique.
8. Respecter les règles de déontologie et légales.


Objectifs de stage de d’Urgence
Objectifs de stage
Fiche d’évaluation du stage de l’interne (maj 4/2/14)

1. Reconnaître et faire face à une urgence vitale
2. Réaliser un examen clinique adapté à la situation
3. Prescrire les examens paracliniques adaptés à la situation et au moindre coût. Interpréter les examens paracliniques
4. Prescrire un traitement d’urgence, Prescrire une ordonnance de sortie
5. Assurer la prise en charge en urgence d'une personne âgée. Assurer le retour à domicile d'une personne âgée
6. Connaître les réseaux et les filières de soins
7. Communiquer avec le patient et son environnement
8. Acquérir une assurance et une autonomie progressive et se positionner au sein de l'équipe
9. Réaliser les gestes courants d'urgence

Objectifs de stage de pédiatrie
Objectifs de stage
Fiche d’évaluation du stage de l’interne (maj 4/2/14)

1. Reconnaitre et évaluer la gravité de l’état clinique d’un nouveau-né, d’un nourrisson, d’un « enfant qui ne va pas bien »
2. Intégrer les spécificités pédiatriques de l’anamnèse, de l’examen clinique.
3. Approcher et examiner un enfant en fonction de son âge
4. Utiliser le carnet de santé et promouvoir son utilisation auprès des parents
5. Proposer une thérapeutique adaptée pour des affections fréquentes
6. Expliquer, sans inquiéter, une affection aux parents et aux enfants et donner les conseils de reconsultation.
7. Négocier l’absence d’examen complémentaire, l’absence de traitement.
8. Expliquer les grands principes diététiques d’un enfant en fonction de l’âge.
9. Reconnaître les indications d’avis complémentaires de recours et identifier les différents interlocuteurs.

Objectifs de stage de gyneco-obstetrique
Objectifs de stage
Fiche d’évaluation du stage de l’interne (maj 4/2/14)

1. Assurer un suivi gynécologique (FCV, seins), Prescrire les examens para-cliniques à bon escient, Actualisation  des  données  sur le  traitement  de la ménopause
2. Conseiller une contraception. Appréhender la pose d’un stérilet et d’un implant
3. Réaliser la première consultation de grossesse. Expliquer les dépistages, en particulier la  trisomie 21
4. Diagnostiquer un début de grossesse et ses complications (GEU, FCS…)
5. Suivre la grossesse. Renseigner le  dossier partagé.
6. Dépister et surveiller conjointement un risque (HTA, diabète gestationnel…) Repérer une urgence obstétricale (pré-éclampsie, Hématome rétro-placentaire)
7. Reconnaitre les principales infections gynécologiques, MST, vaccination HPV

Absence et congés

Selon les textes réglementaires, les internes sont  en formation à plein temps, soit 11 demi-journées par semaine. Le stage occupe 9 de ces demi-journées, et 2 demi-journées sont consacrées au temps facultaire (Enseignements théoriques, traces d’apprentissage demandées et travail de thèse).

Réglementairement, sont autorisés 15 jours ouvrés (lundi au samedi) de congé/semestre, soit 2,5 semaines/semestre. La rémunération pendant ces 6 semestres pour les fonctions d’interne est calculée selon la grille indiciaire en vigueur.

Validation

Les traces d’apprentissageIl est demandé à chaque interne de produire des traces d’apprentissage durant les stages. La production d’un RSCA (2 RSCA pour les stages ambulatoires) et d’un rapport de stage est obligatoire pour valider le stage soit au total sur les 3 ans du D.E.S ,7 à 8 RSCA (si SASPAS) et 6 rapports de stage. L’interne a la totale liberté de produire d’autres traces en relation avec ces besoins de formation. D’autres travaux ou traces d’apprentissage peuvent être demandés par le chef de service et/ou le référent pédagogique.Grilles d’évaluation des stagesChaque stage est évalué sous la responsabilité du chef de service pour les stages hospitaliers et des maitres de stages des universités pour les stages ambulatoires. En stage ambulatoire il est demandé aux internes de s’auto-évaluer sous la supervision du ou des maitres de stages des universités qui valideront cette auto-évaluation.

 


Thèses

Personnes ressources
• Coordonateur : Pr Christophe BERKHOUT
• Personnes ressources : Pr Jean-Marc LEFEBVRE, Dr Nassir MESSAADI, Dr Bertrand STALNIKIEWICZ, Dr Michel CUNIN
• Recherche biblio : Mme Solenn BIHAN, Conservateur à la Bibliothèque Universitaire, E-mail : solenn.bihan(at)univ-lille2.fr , tél : +33(0)3 20 62 35 85
Réservation de salle après thèse : Tarifs et formulaire de demande 


La thèse d’exercice est un engagement personnel scientifique et symbolique important dans la vie de tout étudiant en médecine.Tout médecin thésé,  quelque soit sa spécialité, peut être directeur de thèse. Toutes les thématiques peuvent être explorées.

Avant de débuter votre travail de thèse, vous devez consulter les recommandations générales sur la thèse d’exercice de médecine disponibles à la rubrique 3ème cycle, Internat : Thèses et Diplômes Personnes ressources

Organisation

Chaque interne a la possibilité de choisir un sujet de thèse de Médecine Générale. Les médecins généralistes enseignants (chargés d’enseignements ou maîtres de stage des universités) qu’il va rencontrer peuvent l’aider dans sa réflexion.

Choisir une thèse de médecine générale :
• C’est avoir une réflexion sur les soins primaires, susceptible de faire progresser les connaissances de la discipline ou leur mise en œuvre  dans l’intérêt des patients.
• C’est montrer dans la proposition une pertinence par rapport à la pratique de la médecine générale, à ses aspects spécifiques, à son domaine d’intervention, à sa recherche ou encore son enseignement :

Activité de la recherche en soins primaires : étude des soins prodigués individuellement aux patients améliorant les indicateurs de santé publique (modèle bio-psycho-social).
• patients et états pathologiques à un stade initial et/ou peu différencié.
• prise en charge ambulatoire de patients en situation complexe.
• patients et maladies chroniques.
• patients et états morbides aigus.

Les thèmes de recherche du DMG sont :
• Le patient diabétique en soins primaires
• PEC des patients addictifs au long terme
• Aides aux aidants
• Conséquence individuelle des pollutions industrielles en environnementale
• Avenir de la médecine générale (démographie, organisation des soins).

Une revue de la littérature vérifie que cette proposition est originale, novatrice ou complémentaire par rapport à ce qui a déjà été produit et publié sur ce thème.
Il est aussi nécessaire de s’assurer que la question de recherche, les moyens pour y répondre et les délais nécessaires pour mener la thèse à son terme sont pertinents et réalistes.

Dès lors il est possible de rédiger une fiche de projet de thèse et de la déposer au secrétariat du département. mvanmeenen(at)univ-lille2.fr 

(Annexe : fiche de déclaration d’un travail de recherche au Département de Médecine Générale)

Cellule de thèse 

Une cellule de thèse, composante du Collège des  Enseignants en Médecine Générale du Nord - Pas de Calais (CEMG) a été crée. Elle apporte une expertise et/ou une aide méthodologique à la demande des internes en médecine générale ou des directeurs de thèses.

Les demandes de rencontre sont faites au référent de cette cellule (actuellement le Dr Michel Cunin :  michelcunin(at)wanadoo.fr) qui organise alors une rencontre entre deux voire trois de ses membres avec le demandeur.  Celui-ci aura communiqué sa ou ses questions au moins une quinzaine de jours avant et en y joignant tous les documents nécessaires à une réponse adaptée.

La cellule de thèse est composée d’enseignants ayant les compétences  requises pour pouvoir répondre de manière pertinente et fiable aux questions  posées en matière de méthodologie (recherche quantitative et/ou recherche qualitative)




Recherches et publications

Personnes ressources
• Coordonnateur : Pr Christophe BERKHOUT
• Responsables : Dr Nassir MESSAADI, Dr Bertrand STALNIKIEWICZ, Dr Michel CUNIN

Organisation

La recherche nécessite une perception adéquate de la discipline.
Un travail de recherche en médecine générale, comme dans toute autre discipline, se propose d’étudier scientifiquement une infime partie de la discipline dans des conditions standardisées permettant une reproductibilité suffisante à la significativité des résultats observés. Il produit donc des (nouvelles) connaissances par définition partielles et réductrices.

Pour être un travail de recherche en médecine générale, une étude doit entrer dans le champ d’application des fonctions de la discipline : premier recours, prise en charge globale centrée sur le patient et son environnement, coordination des soins, suivi au long cours et objectif de santé publique atteint par la sommation d’actions individuelles. Ceci a pour corollaire que l’étude doit :

• S’adresser à des patients ambulatoires (les causes des chutes des personnes âgées ne sont pas les mêmes au domicile qu’en institution ; les outils de la prise en charge de la douleur ne sont pas les mêmes en médecine générale que dans un service de soins palliatifs)

• Nécessiter un plateau technique simple dont l’utilisation peut être courante en médecine générale, ne requérant pas de compétence d’utilisation particulière et pour lequel l’investissement financier est raisonnable

• Prendre en compte la durée habituelle d’un acte de médecine générale (environ 15 minutes)

• Intégrer (tout au moins au niveau de la discussion des résultats) la notion de complexité de la pratique conférée par la globalité de la prise en charge

• Porter préférentiellement sur des problématiques dont la prévalence est élevée en médecine générale et qui sont peu étudiées dans les autres disciplines où elles sont peu rencontrées.

La double dimension biomédicale et psychosociale de la médecine générale rend nécessaire pour certains travaux de recherche la collaboration avec d’autres disciplines universitaires médicales ou non médicales (anthropologie, sociologie, démographie…)

Communication et publication

Tout travail de recherche doit déboucher sur une communication et une publication dans une revue scientifique, si possible avec facteur d’impact, qui permettent une visibilité du travail universitaire du département de médecine générale et une reconnaissance par la communauté de recherche.
Une publication dans une revue professionnelle permet par ailleurs la diffusion de cette information vers la communauté généraliste et les généralistes de terrain.

L’Année Recherche

Internes en médecine générale, la recherche vous intéresse ? Sachez que vous avez la possibilité de faire un Master 2 recherche pendant votre internat, tout en étant financé !
En disponibilité au niveau des stages d’internat, vous pourrez vous consacrer entièrement à votre projet de recherche.

LA BOURSE D’ANNEE-RECHERCHE

1) Présentation
L’année recherche est une bourse qui s’adresse à tous les internes, quelle que soit leur spécialité, et leur permet de bénéficier d’une bourse d’un an afin de participer à des travaux de recherche, "en vue de la préparation d’un master, d’une thèse de doctorat ou d’un diplôme équivalent" selon les textes officiels. En pratique, elle est allouée pour suivre un Master 2 Recherche.
Chaque année, le nombre de bourses allouées pour chaque inter-région est fixé par arrêté. C’est un comité, au sein même de la faculté, qui classe les étudiants.
A titre d’exemple, en 2012, 11 internes ont pu bénéficier de l’année recherche à Lille. En 2013 ils étaient 22.

2) Conditions d’éligibilité
Il faut avoir validé un Master 1, soit pendant son externat, soit pendant les deux premières années de l’internat.
Cette bourse s’adresse uniquement aux internes. Au début de l’année recherche il faut absolument qu’il vous reste au moins un semestre à valider.


LE MASTER 2

1) Le Master 2 "Recherche"
Comme son nom l’indique, le Master 2 "Recherche" forme au métier de chercheur. Il dure un an, et se compose de cours théoriques et d’un stage de recherche. L’organisation de l’année est différente selon les Master. A Lille, les cours durent jusqu’au mois de décembre pour ensuite laisser la place au stage à temps plein.

Des Master 2 "Recherche" sont proposés dans toutes les facultés de médecine de France et en théorie vous pouvez postuler dans la faculté que vous souhaitez. Cependant, il existe peu de Master 2 axés sur les soins primaires.
Pour ce qui est du stage pratique, il vous faut choisir un domaine de recherche, et trouver un laboratoire d’accueil. Le projet de recherche doit évidemment être cohérent avec votre parcours personnel.

2) Le Master 2 Biologie Santé à Lille
Il se déroule de septembre à juin. Les cours comprennent un tronc commun de dix jours en septembre, puis dix journées thématiques à choisir par le candidat parmi cinq parcours. Le parcours E, "Epidémiologie, santé publique, biostatistiques et traitement de l’information" est le plus adapté au cursus de médecine générale.
Le stage pratique dure toute l’année. Vous devez trouver vous-même le projet de recherche, ainsi que le terrain de stage.
La validation du Master 2 repose sur un mémoire bibliographique, soutenu en janvier, puis un mémoire de stage, soutenu fin juin.


LE DOSSIER DE DEMANDE DE BOURSE D’ANNEE RECHERCHE
C’est principalement la qualité du projet de recherche qui doit départager les candidats. En pratique, trois grands axes sont pris en compte :

• Le projet : Il doit être de qualité, bien défini, original, et  réalisable par l’étudiant en un an.
• Le laboratoire d’accueil : le mieux est de trouver un laboratoire ayant un bon niveau de publication, ayant l’habitude d’encadrer des étudiants en Master 2.
• Le candidat : votre classement à l’internat, même s’il ne doit pas faire partie des critères de choix, vous sera tout de même demandé. Mais un mauvais classement ne doit pas vous arrêter ! Le plus important est la cohérence de votre démarche dans votre parcours (intérêt pour la recherche, souhait de clinicat et par la suite de carrière universitaire)


Le dossier à remettre à la scolarité comporte des informations sur ces trois axes :

• Candidat : un CV détaillé, une attestation de réussite au Master 1, l’avis du directeur de l’unité de recherche sur le projet et votre capacité à le conduire, l’avis du directeur du DES sur votre candidature
• Laboratoire d’accueil : description,  présentation du directeur de recherche avec la liste de ses publications les plus importantes,
• Projet de recherche : présentation détaillée, avec résumé et bibliographie.


La date limite de candidature est généralement fixée à la mi-mars, et une commission se réunit en juin afin de décider de l’attribution de la bourse.

Et si vous n’êtes pas retenu, sachez qu’il existe d’autres organismes proposant des bourses de recherche, tels que le groupe Pasteur Mutualité, l’académie nationale de médecine ou la fondation pour la recherche médicale. Les dossiers à fournir sont sensiblement identiques.

CALENDRIER

• Septembre-décembre : élaboration du projet de recherche. Choix du Master 2, candidature, prise de contact avec différents maitres de stage afin de trouver un projet de recherche.
• Janvier-mars : élaboration du dossier de demande de bourse d’année recherche.
• Juin-juillet : officialisation de la liste des candidats retenus pour la bourse.
• Août : demande de mise en disponibilité auprès des affaires médicales du CHRU.

CONTACTS

• Pr Raymond Glantenet, Directeur du DMG : raymond.glantenet(at)univ-lille2.fr 
• Dr Nassir Messaadi, Responsable de la Recherche au DMG : nassir.messaadi(at)univ-lille2.fr 


SOURCES

 

 

Le clinicat de Médecine Générale

La médecine générale est une médecine à dimension humaine. Elle permet une prise en charge globale centrée sur le patient. Elle est une discipline scientifique et universitaire, avec un contenu spécifique de formation, de pratique clinique et une recherche basée sur ses propres fondements  scientifiques consensuels en Europe. Le cursus universitaire est identique à celui des autres spécialités avec un clinicat de 2 à 4 ans.

Le chef de clinique est un soignant, un chercheur et un enseignant. Il poursuit sa formation de chercheur en soins primaires en s’inscrivant en master 2 de recherche et en participant à des travaux de recherche au sein du département de médecine générale.

Devenir chef de clinique de MG c’est avoir envie de développer le corpus des connaissances en médecine générale en participant à la recherche clinique en médecine générale ambulatoire.
Envie de transmettre, de guider les étudiants dans leur acquisition de compétences et dans leur progression.
Envie d’acquérir des compétences professionnelles au service des patients.

Devenir chef de clinique de MG c’est construire son projet, se former précocement  (Master 1 de recherche) et se rapprocher du département de médecine générale (DMG).

Qui contacter :
Le directeur du DMG et le responsable de la recherche du DMG.



Développement Professionnel Continu (DPC)

Programmes de DPC à Lille (cf. catégorie "Médecine Générale")
Formation Médicale Continue à Lille







Boîte à outils

Carré de Green (Répartition des soins de santé pendant 1 mois - Green LA & al. N Engl J Med 2001)
Carré de White (Troubles de santé pendant 1 mois dans une population de 1000 adultes)

Evaluation du portfolio : Promotion LEONARD – 1ère année – Novembre 2014 (Version doc. Word) (Version pdf) (màj 7/11/14)

Grille d'évaluation des stages

AMBULATOIRE de MEDECINE GENERALE
Objectifs de stage (maj 21/11/13)
Fiche d’évaluation du stage de l’interne (maj 21/11/13)

MEDECINE ADULTES
Objectifs de stage
Fiche d’évaluation du stage de l’interne (maj 4/2/14)

PEDIATRIE
Objectifs de stage
Fiche d’évaluation du stage de l’interne (maj 4/2/14)

URGENCE
Objectifs de stage
Fiche d’évaluation du stage de l’interne (maj 4/2/14)

GYNECOLOGIE  OBSTETRIQUE
Objectifs de stage
Fiche d’évaluation du stage de l’interne (maj 4/2/14)

Grille d'évaluation des RSCA

Grille d'évaluation des RSCA (Récits de Situations Complexes et Authentiques) (maj 21/11/13)




Revues de médecine générale

• Exercer

• Médecine

• Minerva

• Prescrire

• Résumé Cochrane

• HAS

• CISMEF 



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